Marathon des sables 2014

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Mon récit

4 avril, 5h du matin, je retrouve tous mes camarades à l'aéroport d’Orly pour prendre l'avion en direction du Maroc,Ouarzazate exactement, petite ville à 600 mètres d'altitude, connue pour ses studios de cinéma et son désert, le Sahara, à portée de main.
 
Après 3 heures de vol ,un spectacle illumine nos yeux. En descendant de l’appareil, nous apercevons un désert ocre et rocailleux qui se termine au pied de la chaîne de l'atlas couverte de son blanc manteau d'hiver .
A la sortie de l’aéroport, Nadia, Charlie et Alice m'attendent pour n’emmener au premier bivouac de cette course magique qu'est le marathon des sables.
Nous voilà parti pour 3 heures de route qui ne seront pas monotones puisque nous traversons de magnifiques villages berbères dans la vallée des roses, avec de somptueuses palmeraies.
A mi-chemin nous décidons de s’arrêter pour prendre un bon couscous fait maison et un bon thé à la menthe .
Arrivée à destination, nous prenons notre tente berbère qui sera la numéro 9 et que nous garderons pendant toute l'aventure .
Nous passons notre première nuit étoilée, un endroit merveilleux qui n'a pas de prix.
 
5 avril, nous nous réveillons avec le lever du soleil. Cette journée est consacrée à la vérification du matériel et à la mise en condition avant la course. Nous entrons dans le vif du sujet.
Etant un élite entre guillemets, je me retrouve dans une queue de 23 personnes et j'ai le privilège d'avoir une fouille complète de mon sac et du matériel obligatoire. Au final mon sac pèsera 6,8 kg, c'est pas mal ,à savoir que le poids minimum autorisé est de 6,5 kg et le maximum 15 kg.
 
Après 3 h passées, je sors de la tente. Suprise ! Avec mon ami coincoin nous tombons face à face avec les voitures balaies que l'on n'a pas l'habitude de voir. Pour le MDS c'est 2 dromadaires. Nous décidons d'aller   faire un tour histoire de rigoler. Je nommerai le mien cannabis et celui de coincoin, marijuana.  Avec nos conneries nous voilà sous les feux des projecteurs. Nous avons des airs de Laurence d’Arabie iiiiii .
 
6 avril, voila je jour j est arrivé. La première étape au programme 34 km avec 15 km de dunes.
La course est lancée, je suis surpris, ça ne part pas vite. Normal 13 km de dunes pour commencer. Nous entrons dans les magnifiques dunes de Merzouga. Nous sommes un beau peloton où l'on retrouve tous les favoris et ça commence à jouer au chat et à la sourie. Mohammed Ahansal connaissant le désert comme sa poche ne veut pas prendre les commandes car tout le monde veut le suivre. Il décide même de s’arrêter, alors je décide de prendre mon cap à la boussole et je pars devant à mon allure .
 
Arrivé au CP 1 on apprend que Rachid et Mohammed sont en tête et pourtant ils nous ont pas dépassé. Ils ont juste pris une autre trajectoire car ils connaissaient l'emplacement du CP qui n'était pas positionné à la bonne place.
Je décide de calmer les dromadaires car la route est encore longue. Je fini l'étape en compagnie de mon ami coin coin et stephen un anglais bien sympathique. Nous sommes dans le top 15.
 
7 avril, 2 ème étape presque un marathon. La première à déjà fait des ravages, plus de 40 abandons. 
Comme tous les matins avant de donner le départ, Patrick le directeur de course, nous booste avec de la bonne musique, histoire de chauffer la machine.
Mes jambes sont là, je pars un peu vite à mon goût, enfin le terrain me le rappel rapidement.
Nous traversons des paysages magnifiques entre oued, canyon et petites dunes où je retrouve le jeune Michael Gras entrain de marcher. Il a dut prendre un coup de chaud. Je lui demande si tout va bien et l'encourage de prendre ma roue, mais il n'est pas trop réceptif, je continue mon chemin.
Je ralentie un peu car la chaleur est au rendez vous; Damien me rattrape à un CP où les bénévoles sont toujours là pour nous faire un sourire et nous donner la pêche avec de jolies phrases d'encouragement. Encore un grand merci pour leur gentillesse.
Je fini l'étape avec mon ami Damien Vierdet main dans la main. Et qui on voit à nos semelles notre ami coin coin qui s'est refait la cerise iiiiiiii
 
8 avril, 3ème étape, 37 km entre désert et chemins rocailleux, la course part vite, très vite. Ils ont mangé du lion ? non je ne crois pas, car le lion de l'atlas c'est moi. C'est les marocains qui m ont baptiséé tel à cause de ma crinière dorée, j'en suis très flatté .
Bon il va falloir suivre si je veux un top 10 au final, j’accélère mais sans me mettre dans le rouge, car demain il y a un ultra au programme.
Je m'en sors pas trop mal, mais au bout de 5 km un concurrent me marche dessus, c'est vrai je suis petit, il ne m'a surement pas vu ;-). Il déjante ma chaussure et ma guêtre. Ou la la, je suis obligé de m’arrêter afin de réparer la crevaison et hop 5 mn de perdu. Me voilà maintenant cavalier seul ou lion solitaire ;-)
J'en fini avec cette étape assez frais à la 12 eme place. Comme à chaque arrivée, je prends mon thé sultan et papote avec le gentil berbère qui me le sert.
De retour à ma tente, je prépare mon taboulé de 120 gr qui sera mon repas du midi. En attendant qu'il gonfle, je nettoie notre palace et je pars chercher du bois afin de faire la cuisine le soir.
La nuit tombée, nous commençons à faire notre flambée qui nous sert de torche et de chauffage mais surtout de réchaud pour faire cuire les excellents plats lyophilisés. Pour moi ce soir là, ce sera hachis parmentier, bouillon de légume et un "pisse-mémé" menthe réglisse.
 
9 avril, 4 ème étape 81,5 km, la grande que j'attend avec impatience. Plus c'est long plus c'est bon. Je suis peut-être masochiste, mais j'adore ça. Vivement que jack fasse un 100 km sur le MDS.
Une première vague de plus de 900 participants prend le départ à 9h. C'est magnifique on à l'impression de voir une colonie de fourmis à la conquête du désert. J'encourage tout le monde, ils en ont besoin. Cela ne va pas être facile surtout après 3 étapes assez dures.
 
12h c'est notre tour. /es 50 premiers hommes et les 5 premières femmes se lancent à la poursuite de la fourmilière.
Mon objectif, boucler ça à 10 km/h. Ca part encore très vite. Le jordanien Salameh prend comme tous les jours la tète de la course, je suis ses pas avec Abdelkader, un sportif hors norme, vainqueur du marathon de News York et 2 victoires à Londres. Un homme simple et très gentil. Je suis très fier de faire un bout de chemin en sa compagnie, mais cela ne durera pas longtemps. Il m encourage à le suivre, il m'attend même, mais je lui dis d'y aller, on a vraiment pas la même vitesse et je ne veux pas me griller.
Juste après le CP1 nous attaquons une magnifique montée avec un mélange de dunes et de rochers,que du bonheur.
Je continue mon chemin seul, enfin pas si seul car je passe mon temps à doubler les coureurs partis à 9 h, je les encourage et ils en font de même. Cela fait vraiment du bien de partager cette aventure avec des gens de tout niveau et de toutes classes sociales, c'est la magie du sport et du MDS.
 
Après 8h06 de course je franchi la ligne d'arrivée de cette longue étape à la 7 eme place. J'ai un accueil merveilleux de tout le staff du mds et de tous les médias. Que c'est bon de voir les regards et les sourires des gens émerveillés par ce que l'on fait. C'est  la meilleure récompense que l'on peut avoir sur une course .
Je reste un peu sur la ligne d'arrivée afin de profiter et pour féliciter les autres coureurs. Et qui je vois au loin ? Philippe le renard du désert et coin coin, le canard à la recherche de sa marre dans le Sahara. Heureux de voir les copains finir main dans la main.
Je vais à leur rencontre pour les féliciter et je les accompagne dans notre palace pour un repas étoilé grâce au ciel dégagé, et au menu taboulé;-)
 
10 avril, journée de repos, la pire pour moi. Je la trouve longue mais elle est très réparatrice pour tout le monde, j'en profite pour me masser, aller chercher du bois, siester et aussi observer ce bivouac qui a prit des allures de ménagerie.
La longue étape a laissé des traces. Les gens ont les pieds qui ressemblent à un rayon de frontales. La douleur est si présente qu'ils se déplacent comme des pingouins. Une vrai marche de l’empereur dans le désert .
Sous les tentes, les gens sont très courbaturés si bien que l'on a l'impression de voir des ais des unaus et oui les paresseux qui se déplacent au ralenti .
Au stand mail et infirmerie on a l'impression de voir des chenilles processionnaires. ils sont tous à la queue leu leu a attendre des soins ou donner quelques nouvelles à leur famille. A mon avis Bézu à du faire son tube légendaire en s’inspirant du MDS ;-)
 
16h quel privilège ,on a le droit à un coca frais, ou la la que du bonheur pas le coca mais la fraîcheur de la canette.
 
11 avril, dernière étape chronométrée,le marathon. Moi qui croyait le faire tranquille, mais non.  Si je veux être dans le top 10 je dois courir vite.
Je pars devant mais je me fais très vite distancer. Mickaël Gras à retrouvé ses jambes. Impossible de le suivre et hop une place de perdu. Il me reste plus qu'à essayer de suivre Ahmed qui est un très bon coureur. Au CP 1 je vois toute l'équipe WAA qui m'encourage, cela me fait chaud au cœur, je ne le lâche rien, pas facile de suivre Ahmed. Il fini par disparaître après le CP2. Je force tellement que j'ai du mal à remercier les gens qui m encouragent mais je leur fais un petit signe.
CP3. Qui je vois ? Ahmed, ou la la super ! Les vacances commencent; je lâche la pédale d'accélérateur et je fini en roue libre. Il faut pas déconner, j’enchaîne avec l'UTMF et il faut que je me préserve.
Je franchi la ligne d'arrivée heureux d'en avoir fini avec ce 29 ème MDS. Patrick me prend dans ses bras et me remet la médaille de finisher. Cyril est là également. Je le remercie énormément car c'est un peu grâce à lui que je suis là et que j'ai partagé cette magnifique waaventure avec toute l'équipe WAA Team et la cerise sur le gâteau une première place par équipe.
Encore un grand merci à luky luck, les daltons, rantamplan, jolly jumper, l'équipe Kingsway, les bénévoles, marie et jack pour cette magnifique waaventure qu'est le marathon des sables. C'est vraiment une aventure humaine unique au monde.
Ho ho, ce n'est pas fini, merde ! Il me reste 2 plats lyophilisés. Et oui on est encore en autosuffisance et il y à l'étape charity, au profit de l'unicef. Une vague bleue s'empare de l'ocre du désert au profit des enfants mal traités. Encore un beau message passé à travers cet événement hors du commun .
 
Je vous donne tous rendez vous pour le 30 ème anniversaire en 2015.
Et encore un grand à tout le monde de m'avoir soutenu et encouragé.
 

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